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L'officiel Activités et ProgrammesActivités de gouvernance du projet EBO-SURSY

Activités et Programmes Posté sur 2020-01-15 09:46:36

Activités de gouvernance du projet EBO-SURSY

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En décembre 2016, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a signé un accord de subvention (Food/2016/379-660) avec l’Union européenne pour mettre en œuvre le projet EBO-SURSY de renforcement des capacités et surveillance de la maladie à virus Ebola.

D’une durée de cinq ans, ce projet vise à favoriser l’amélioration des systèmes de détection précoce au sein de la faune sauvage dans dix pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre(1) en utilisant l’approche « Une seule santé » pour mieux prévenir les foyers de la maladie à virus Ebola et de quatre autres fièvres hémorragiques virales : la maladie à virus de Marburg, la fièvre de la Vallée du Rift, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo et la fièvre de Lassa. Pour ce faire, l’OIE s’est associée à trois partenaires scientifiques : le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), l’Institut Pasteur et l’Institut de recherche pour le développement (IRD). La gouvernance du projet est assurée par un Comité Programme et un Comité Conseil.

Le 15 avril 2019, la 2e réunion du Comité Programme du projet EBO-SURSY s’est tenue au Siège de l’OIE sous la présidence du Docteur Jean-Philippe Dop, représentant le Directeur général adjoint « Normes internationales et science » de l’OIE, Président du Comité Programme. Cette rencontre a connu la participation d’un représentant de l’Union européenne, des partenaires scientifiques du projet ainsi que du personnel de l’OIE. Elle a permis de rappeler l’importance de l’implication des institutions nationales – en particulier des laboratoires, des universités et des instituts de recherche locaux – dans les activités du projet, afin de garantir la pérennité des acquis.

La collaboration intersectorielle a également été au cœur des discussions, et notamment les opportunités nouvelles offertes par les ateliers organisés conjointement avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui favorisent la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé » et l’élaboration d’activités communes aux acteurs de la santé animale et de la santé humaine. Cette collaboration est également favorisée par l’implication des agents des ministères de l’environnement, de la santé, de l’agriculture et de l’élevage dans les activités des partenaires scientifiques au sein des dix pays concernés. Les participants ont par ailleurs échangé sur l’élaboration de protocoles de surveillance des fièvres hémorragiques virales dans la faune sauvage et de la cartographie du risque.

Le 24 mai 2019 a eu lieu la 2e réunion du Comité Conseil du projet EBO-SURSY, sous la présidence du Docteur Karim Tounkara, représentant la Directrice générale de l’OIE, Présidente du Comité Conseil. Ont participé à cette réunion les Délégués OIE des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre bénéficiaires du projet, les partenaires scientifiques du projet, le personnel de l’OIE ainsi que les représentants du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (UA-IBAR) et de l’OMS.

Cette rencontre a permis aux participants de faire le bilan des activités après deux ans de mise en œuvre. L’importance de l’ancrage du projet, tant au niveau continental (les activités du projet s’intègrent à quatre des cinq objectifs de la stratégie de l’UA-IBAR pour la santé animale en Afrique) qu’au sein des pays (à travers l’implication des Services vétérinaires), a été soulignée. Le Comité Conseil souhaite toutefois recommander à l’Union africaine de sensibiliser les plus hautes autorités du continent africain sur l’insuffisance alarmante de ressources humaines affectés aux Services vétérinaires dans la majorité des pays d’Afrique.

Les échanges ont également porté sur les enseignements tirés des précédentes épidémies de maladie à virus Ebola et sur les meilleures pratiques permettant d’anticiper les épidémies zoonotiques. À cet effet la tenue, en 2019, d’ateliers nationaux sur les protocoles de surveillance a été saluée par le Comité Conseil. Il a été également recommandé à l’OIE d’entreprendre un travail relatif à la définition des cas syndromiques dans la faune sauvage afin de favoriser la détection précoce et l’alerte rapide pour le contrôle des fièvres hémorragiques virales ciblées par le projet.

En matière de communication, les outils visant, d’une part, à renforcer les connaissances du personnel des services techniques en matière de fièvres hémorragiques virales (santé animale, santé humaine et autres personnels impliqués à l’interface homme/animal/écosystèmes) et, d’autre part, à sensibiliser les populations locales face aux risques liés aux zoonoses, ont été présentés aux participants en vue de leur diffusion.

La prochaine réunion du Comité Conseil est prévue en mai 2021 et permettra de présenter les résultats scientifiques issus des différentes collectes de données en cours. Dans cet esprit, il a été recommandé la mise en ligne de l’interface publique de la base de données du projet sur le site web dédié au projet.

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(1) Cameroun, République Centrafricaine, République du Congo, République Démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée, Liberia, Sénégal et Sierra Leone.

Site web du projet EBO-SURSY

Informations relatives à l'article

  • Le Groupe de travail du GF–TADs sur la fièvre aphteuse fait le point sur la mise en œuvre du programme de travail

    Paris (France), 8-9 juillet 2019
  • Établissement d’une Représentation sous-régionale de l’OIE à Abou Dhabi

  • 18e réunion du Comité permanent conjoint du REMESA

    Le Caire (Égypte), 26-27 juin 2019